27 avril : L'Evangile selon Pilate d'Eric-Emmanuel Schmitt
Kaz - dimanche 29 avril 2007 - 13:50 - Lectures - #112 - rss
Merci à ma soeurette de m'avoir prêté ce livre
j'ai vraiment bien aimé !

Le Messie a-t-il été reconnu des siens avant de comprendre lui-même son destin ? Autour de Yechoua - mauvais charpentier mais homme au verbe sage - l'étau se resserre. Son cousin, Yohanân le prophète, le reconnaît comme l'élu de Dieu. Impossible dès lors de fuir la rumeur publique, un cercle de disciples se forme aussitôt et Yechoua, assailli par le vertige, se réfugie dans le désert. Plongeant brusquement en lui-même, il trouve Dieu, puis se met à douter, effrayé par la prétention de son sentiment. Sans signe, sans indice et guidé par sa seule intuition, il décide de "faire le pari", retourne auprès de ceux qui l'ont désigné et accepte - sans jamais le revendiquer - son statut, soupçonnant même ses disciples d'être à l'origine des prétendus miracles qui jalonnent son chemin. Arrêté puis crucifié, il deviendra le pire cauchemar de Pilate, "l'affaire Yechoua", ce cadavre disparu, cette résurrection dont on parle dans les ruelles de Jérusalem. Éric-Emmanuel Schmitt ajoute à l'intelligence de son propos une écriture élégante et limpide, signant ici un roman lumineux.
Donc dans la première partie qu'il appelle l'Evangiles des oliviers, c'est Yéchoua qui a la parole, on est dans l'histoire pré-crucifixion.
J'ai particulièrement aimé cette façon que je dirais presque innée que possède Schmitt à nous présenter le Christ comme un Homme, et comme le fils de Dieu. Tout cela en préservant la mémoire des Chrétiens, et à présenter Jésus comme un homme qui doute sur sa condition de fils de Dieu justement.
La seconde partie, l'Evangile selon Pilate, se présente sous forme de lettres a la première personne de Pilate à son frère Titus, resté a Rome.
On assiste à une forme d'enquête, après la resurrection, et la disparition du corps de Jésus, Pilate recherche la vérité, et avance petit a petit pour aboutir à...
bon je m'arrête là vous n'avez qu'à le lire après tout
lol
J'ai particulièrement aimé la post face 'journal d'un roman volé', ou Schmitt se livre vraiment à nous, pour nous raconter l'histoire du roman, mais aussi son histoire à lui.
Je me reconnais assez dans ses propos, c'est singulier pourtant 
Commentaires
par Oré le mardi 1 mai 2007 à 16:41
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